Balades vertes et bleues, méthode



C’est par un processus participatif que nous entendons définir et élaborer le propos des balades vertes et bleues, identifier de ce qu’elles auront à mettre en évidence, à raconter...

Nous proposons ce processus en plusieurs étapes, éprouvées dans l’élaboration - encore en cours - des balades vertes et bleues du Maelbeek, à Ixelles, et de l’Abbaye, à Forest.

Etape 1 : l’exploration

Une première étape porte sur la découverte ce que l’on veut mettre en valeur. Cette découverte passe, comme toute découverte, par l’exploration du territoire...

Une équipe d’exploration s’intéresse au relief, à la flore, à la faune, aux histoires du territoire qu’elle explore.

Elle en ramène des images, des récits, des herbiers, des « trophées » qui jadis trouvaient place dans les Cabinets de curiosité, ancêtres de nos musées.

L’étude de ces trophées, des récits des explorateurs permirent aussi de mieux comprendre le monde.

Grâce aux explorations, une partie du monde, l’Europe, découvrit de nouveaux mondes. Cependant, ces explorations furent le plus souvent un prélude à leur conquête, voire à leur destruction - ou en tout cas à l’exploitation, au pillage de leurs richesses...

Nous nous proposons d’être des explorateurs, mais non des conquérants, à moins qu’il ne s’agisse d’acquérir une compréhension de son territoire, de sa ville, de son quartier... En découvrir les richesses, son potentiel, c’est d’une certaine manière, se donner un pouvoir d’action à soi-même, se donner le droit à la ville.

Trois thématiques d’exploration...


1. « un quartier plein de vie » Découverte de la biodiversité du quartier

Cette étape passe par la création d’un herbier du quartier, qui nous mène à la découverte des histoires des plantes, de leurs rôles au sein des biotopes urbains : si l’herbier comme le cabinet de curiosités sortent les objets de leur contexte, l’observation du biotope les y replace..

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2. « exploration du paysage »

La géologie, la géographie, l’hydrologie, les typologies urbaines, les perspectives, les coins secrets, le patrimoine...

Nous partons de la question du paysage urbain, que nous dit-il ? Qu’est-ce qu’un paysage ? Qu’est-ce qu’un paysage urbain ?

Le paysage, est-ce un bout de territoire ou sa représentation ? Et qu’est-ce qui fait que nous trouvions un paysage beau ou laid, agréable ou oppressant ? C’est ce que nous proposons de voir ensemble au cours de balades ou, par exemple, à l’aide d’un cadre vide, nous "encadrons" un paysage, à l’instar des peintres ou des photographes.

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3. « Mais où sont les terroirs d’antan ? »

Nous nous intéressons aussi à l’évolution, au travers de l’histoire, du territoire où nous sommes…

L’histoire nous est révélée par les archives. Elles nous font revivre le souvenir celles et ceux qui vivaient ici avant, qui ont façonné le paysage, qui y ont cultivé champs et jardins, élevé poissons et bétail, brassé de la bière, creusé des puits, construit et fait tourner des moulins…

Mais l’histoire d’un lieu nous est aussi racontée par des passionnés, et par des témoins, qui l’ont vécue... et faite. En effet, l’histoire ne s’arrête pas. Elle se fait tous les jours... Et un combat réussi, ou non contre la destruction d’une zone naturelle, la création d’un jardin collectif, d’un habitat groupé participent de l’histoire d’un quartier au même titre que jadis l’apparition des premières implantations humaines, des prémisses de l’urbanisation...

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Etape 2 : vers la concrétisation

Une deuxième étape consiste à travailler sur la signalétique créative de la balade verte et bleue telle qu’elle devrait prendre forme dans le futur en se posant les questions suivantes

à partir de quatre questions :

- quoi, qu’est-ce-que nous voulons raconter au travers de la Balade verte et bleue
- comment : sous quelle forme (nombre de panneaux et d’éléments signalétiques)
-  : implantation sur le territoire des éléments de la signalétique
- avec qui  : qui associons-nous à la réalisation du contenu et de la forme

Cette phase comprend l’une ou l’autre promenade de repérage, au cours desquelles s’établit le scénario de la balade, on en identifie un ensemble de « stations », les lieux où implanter des panneaux, en fonction de « quoi y raconter ».

Ce scénario est transposé sous forme de fiches, qui sont exposées au ensuite à l’occasion d’une assemblée ouverte aux habitants et acteurs locaux intéressés.

Le but est de sélectionner une quinzaine de situations, qui constitueront un scénario valisé de la future balade...

Vient alors le temps de l’écriture, qui se veut, elle aussi, collaborative. Nous faisons appel aux ressources locales : passionné-e-s d’histoire, porteurs d’initiatives locales, témoins...

Etape 3 : la réalisation

Une troisième étape sera celle de l’acheminement vers la réalisation.

Des ateliers auront pour but de décider ensemble des contenus et et des formes...

Signal ou sémiophore ?

Un panneau implanter dans l’espace public, pour attirer l’attention sur un élément du paysage, c’est un signal voire un sémiophore... Nos réflexions, au travers du processus de création des balades, nous ont amené à nous intéresser aux types d’objets, ou d’interventions dans l’espace public... Plus d’infos ici.
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