Brusseau Bis : un projet de Plate-forme Expérimentale

, par Dominique Nalpas

Brusseau Bis est un projet de développement expérimental issu des travaux de la Recherche Brusseau et financé dans le cadre de l’appel à projet Experimental Platform d’Innoviris (2021-2023). Ce qui est mis en test par cette expérimentation, c’est un dispositif de soutien à une Gestion intégrée de l’eau de pluie co-créative. Il faut voir se dispositif de soutien comme une dynamique pont, mettant en lien habitants et institutions publiques, l’eau et la gestion classique avec une gestion territorialisée et paysagère, une vision intégrative descendante et une vision intégrative montante.

Brusseau bis répond à quelques grands enjeux sociaux, environnementaux et économiques tels que :

  • la protection contre les inondations et amélioration de la qualité des eaux de surface
  • l’adaptation aux changements climatiques
  • la réduction des îlots de chaleur (microclimat)
  • le renforcement de la biodiversité
  • le fait de favoriser une urbanisation continue plus sensible à l’environnement et à l’eau et aux aménités liées au paysage, au bien-être et à une meilleure participation
  • le fait de dé-saturer les infrastructures parfois inadaptées et parfois vétustes, économiquement moins viables (maintenance coûteuse) et monofonctionnelles, énergivores

Les partenaires de Brusseau Bis, outre les partenaires issus de Brusseau (Egeb, Hydr, Louise, Arkipel, Ecotechnic, Latitude), sont les institutions suivantes : les communes de Berchem-Sainte-Agathe, Ganshoren, Jette, Ville de Bruxelles (Laeken), Vivaqua, Bruxelles Environnement.

Les défis du passage de la recherche action participative à une dynamique qui s’institue par l’expérimentation sont de cet ordre :

  • hydrologiquement, agir à partir de situations complexes : infiltration à la parcelle, mais aussi multiplicités de combinaisons de solution intégrant l’évaporation, le ralentissent, la végétalisation, bref, la restitution des cycles de l’eau.
  • intégration des capacités de co-expertise et de co-diagnostic des habitants et usagers de la ville
  • travailler sur plusieurs échelles spatiales, de la parcelle au bassin versant, en passant par plusieurs phases de construction de projet.
  • dépassement des découpages temporels et administratifs multiples qui rendent l’aventure commune plus difficile
  • prise de conscience de la notion de “demande commune” qui se situe en amont de la commande publique dans la perspective de « faire ville ». C’est la dimension politique par excellence, car elle pose la question du quoi et du pourquoi, du par qui et du pour qui, du avec qui, du projet.

Pour mener l’expérimentation, six living labs sont mis en place. Dans chaque living lab seront expérimentées les formes de la co-création dans les différentes phases de la construction de projet :
émergence et opportunités

  • co-diagnostic
  • co-planning
  • co-design
  • co-construction
  • co-gestion.

Pour développer ces living labs, le projet va s’appuyer sur plusieurs terrains d’expérimentation dans la vallée du Molenbeek et à Forest Nord.

Type: article
Composition: article
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