Le Marais Wiels peut-il aider à réduire les risques d’inondation dans le bas de Forest ? Sans pour autant se mettre en danger comme Marais !

Le Marais Wiels fait l’objet de toutes les attentions. Des habitants et autres acteurs de la ville, scientifiques ou activistes ne cessent de mettre cette “chose” à l’agenda et nous y souscrivons. Mais nous voulons approcher ce lieu en le remettant en lien avec le sous-bassin versant dans lequel il se situe. Nous l’inscrirons dès lors dans ce qu’avec EGEB et Brusseau nous avons coutume d’appeler la solidarité de bassin versant.

Le Marais comme biotope, doit être pris comme une fin en soi, mais aussi comme un moyen pour d’autres problématiques auxquelles il peut contribuer à la résolution, avec lesquelles il peut dialoguer pour autant que son intégrité ne soit pas en danger.

On rappellera qu’une partie de l’argumentaire qui a amené au rachat par la Région de cet espace a trait à la diminution des risques d’inondation que l’étude hydrologique du CRU4 avait pu mettre en valeur. Le Marais a une capacité de retenue non négligeable qui, analysée à partir du point de vue volumétrique, dépasse le volume du bassin d’orage prévu sous le square Lainé pour réduire les inondations dans le bas de la vallée.

Mais il semble que cet argumentaire a disparu des débats. Il est vrai qu’amener des volumes considérables d’eau de ruissellement provenant de voiries polluées vers le Marais aurait tôt fait d’en détruire l’intégrité biologique et de polluer les nappes avec lesquelles il est en contact. Ce n’est évidemment pas acceptable. Dès lors que les références à ce potentiel de rétention disparaissent, du même coup disparaissent une part de l’argumentaire social et financier qui l’avait sauvé dans un premier temps.

C’est pourquoi avec les EGEB / Brusseau et al., nous voulons réhabiliter l’intérêt que le Marais pourrait avoir en termes de rétention d’eau de pluie pour contribuer à la limitation des inondations et permettre peut-être de ne pas construire de Bassin d’orage sous le jardin Essentiel par exemple ce qui mettrait tout autant en danger ce dernier.

La question est donc celle-ci : existe-t-il des conditions technico-environnementales qui permettent au Marais de trouver une fonction dans la réduction des risques d’inondations au voisinage (intérêt social) et qui diminuerait la pression sur les risques qui pèsent sur le Jardin Essentiel par l’abandon du BO comme solution tout en préservant son intégrité de Marais ? Nous avons pensé qu’entre problématique de quantité (ruissellements abondants lors des grosses pluies) et problématique de qualité de l’eau (afin de préserver le biotope entre autres), il y avait une place à prendre pour des mesures technico-biologiques telles que la phyto-remédiation ou des techniques de basse intensité telles des cuves de décantation. Et nous nous sommes demandés si cette hypothèse n’était pas trop farfelue.

Le présent document en pdf décrit cette hypothèse non farfelue :
Vu les recherches faites sur le Versant Nord de Forest avec le Contrat de rénovation Urbaine 4, Brusseau et Brusseau Bis, est-il encore nécessaire de gérer une partie des flux au niveau du Marais ? Et si oui quelles seraient les conséquences d’un apport accru d’eau de pluie dans le Marais ?
Description de l’hypothèse à partir d’une esquisse de modélisation des flux et de solutions techniques appropriées. Quel volume d’eau de quels types de ruissellement avec quels systèmes de remédiation ?

Ce travail est un appel à une poursuite de la réflexion par des études plus approfondies pour confirmer l’hypothèse et, partant, d’en faire un projet réel.

Il en sera question lors du Parlement des choses de l’eau et du paysage dans le cadre des JBE, le 24 mars.

Type: article
Composition: article
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