ABSTRACT
Dans un contexte global marqué par une crise climatique et du logement, l’interpellation du Conseil communal d’Ixelles par les habitant·e·s du quartier de la vallée du Maelbeek, début 2024, a permis la construction d’une dynamique collective et de participation citoyenne. Plutôt qu’un rapport de force, celle-ci a permis un « rapport d’existence », permettant aux habitant·e·s de partager leur vécu et leurs difficultés.
Après plus de 3 ans de démarches visant la reconnaissance des divers problèmes d’inondation et d’humidité de la rue Gray par les pouvoir publics, sans résultat ni réponse, les habitant·e·s ont attiré l’attention des responsables politiques de la Commune d’Ixelles et de son opposition sur la question avec l’aide de la plateforme associative Délier les fils de l’eau.
Comme l’indique le contenu de la lettre co-écrite par les habitant·e·s et lue lors de l’interpellation, les inondations et l’humidité présente dans les logements génèrent des problèmes sanitaires et de dégradation du bâti dont l’impact sur la santé et le bien-être mental des habitant·e·s n’est pas négligeable. Ainsi, c’est par sa qualité de propriétaire d’un patrimoine conséquent dans cette zone que les habitant·e·s perçoivent en la Commune une alliée objective. Les habitant·e·s ont exprimé la volonté de participer à la construction d’un co-diagnostic afin d’établir les multiples et complexes causes des inondations et ainsi collaborer à la recherche de solutions durables.
Si les politiques ont accueilli positivement l’interpellation, la possibilité de co-production de solution a semblée plus difficile. Les échanges avec les représentants de la Communes ont pu continuer en septembre 2024 lors d’une réunion entre les habitant·e·s, cinq échevins et échevines et plusieurs personnes de l’administration communale, lors de laquelle la Commune a pris au sérieux les demandes des habitant·e·s et a proposé un certain nombre de mesures. Cependant, le changement de majorité au sein du collège a rebattu les cartes. En prévision des élections communales d’octobre 2024, plusieurs communications avec les partis politiques présents lors de l’interpellation avaient été réalisées et une demande de rencontre a été transmise récemment au nouveau bourgmestre et aux échevin·e·s concerné·e·s. Du côté des habitant·e·s, l’absence immédiate de mesures concrètes prises par la Commune a renforcé un sentiment de lassitude pour certain·e·s, voire de colère pour d’autres et a mis en avant la différence de temporalité entre les réalités vécues des habitant·e·s et les projets politiques.
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L’interpellation du Conseil communal est donc un dispositif réglementaire proposé par les communes et encadré au niveau régional. C’est sur le
site de la Ville de Bruxelles que l’on peut trouver la meilleure manière de définir les objectifs de ce droit d’interpellation qui “vise à favoriser à la fois l’information et l’expression directes des citoyens sur des questions d’intérêt communal. C’est ainsi un moyen pour attirer l’attention des responsables politiques sur une question à prendre en considération”.
Un sentiment de résignation qui s’exprime enfin
L’idée d’utiliser ce dispositif réglementaire après une longue période d’attente sans réponses de la part des pouvoirs publics - comme l’indique l’entame de ce texte - a été adoptée par les habitant·e·s eux·elles-mêmes dès fin 2023, mais pour y arriver, il·elle·s ont demandé le soutien de Délier les fils de l’eau. Ce sont sans doute trois réunions et de nombreux allers-retours de texte qui ont permis d’aboutir à unelettre d’interpellation transmise en février 2024, lettre somme toute bien ficelée et aux accents parfois émouvants dans une véritable tentative d’alerter et d’intéresser les pouvoirs communaux aux problèmes vécus. “Notre premier objectif est de solliciter votre soutien afin de trouver ensemble des solutions durables à ce problème, particulièrement crucial, a fortiori dans le contexte actuel marqué par l’impact croissant de la crise climatique et de la crise du logement à Bruxelles”. Le contexte est posé, mais aussi une orientation donnée qui serait de cet ordre, ne nous abandonnez pas. ”Echelon politique le plus proche des citoyens, il nous semble que la Commune, bien que ne portant pas l’entière responsabilité, devrait s’investir dans la résolution du problème de notre rue.”
L’émergence d’un collectif qui se met à exister et demanderde participation, voire de co-production
En élaborant cette lettre de l’interpellation, un collectif se met en place - ce qui est si difficile, dans une situation où chacun est renvoyé à sa solitude - et que “les énergies éparpillées jusque là, s’unissent enfin”. Ce faisant, le groupe prend conscience de son existence.
On y trouve aussi une tentative d’alliance vu que la commune partage la problématique de l’inondation : “Il est essentiel de souligner clairement que la Commune n’est pas directement responsable des inondations. En revanche, elle en est victime, étant donné que certains de ses logements sont directement touchés.(...) En tant que propriétaire d’un patrimoine conséquent dans cette zone, nous percevons la Commune comme un allié objectif pour collaborer à la recherche de solutions.”
Mais toutefois, il y a une mise en garde, un dévoilement majeur, un possible lieu de conflit : “Cette situation présente des défis majeurs, notamment en termes de dévalorisation du patrimoine communal collectif et de l’impact sur l’offre de logements accessibles de qualité”. Là, la commune doit faire quelque chose, vu qu’elle en est directement responsable au nom de tous les Ixellois·e·s !
La demande des citoyen·ne·s est également de participer à la construction du diagnostic (et donc des solutions à trouver), “Nous pensons que toutes les expertises sont importantes et requises y compris les savoirs et “expertises du vécu”, des habitant-es et des acteurices de terrain”. Au total, ce qui apparaît ce n’est donc pas seulement une demande de la part des habitant·e·s auprès de l’institution publique communale de répondre par un service mais de le faire en créant un “système relationnel” les incluant, dans une perspective de co-production de savoirs. Cette lettre demande que les habitant·e·s deviennent partenaires de ce qui les concerne - ce niveau de partenariat pouvant être discuté - ce qui semble si évident et in fine peu fait.
On ne développera pas ici toutes les requêtes (voir la lettre). Ce que l’on peut observer, c’est que les habitant·e·s se sont documenté·e·s, ont commencé à se confronter aux questions et commencent à s’organiser, avec l’appui de Délier les fils de l’eau, certes, mais c’est bien en tant que citoyens que les plus de quarante personnes signent ce courrier d’interpellation et vont se présenter au Conseil communal.
Et c’est par une décision commune de ce noyau émergent d’habitante·e·s que Pierre Haumont, habitant de la rue Gray, a été désigné pour interpeller le conseil communal qui aura lieu en la séance du 14 avril 2024 (voir la vidéo sur le site de la commune d’Ixelles). L’intervention est de haute qualité. Sans vindicte, mais avec précision Pierre qui se sera bien préparé exprime le contenu de la lettre, à la fois touchant et clair.
Une interpellation bien accueillie par le Conseil communal
La réponse de l’ensemble des partis politiques (voir la synthèse des positions) est de reconnaître positivement cette interpellation, certains félicitant la démarche ou la “ténacité des habitant·e·s”. Plusieurs reconnaissent le vécu difficile des habitant·e·s. Certain·e·s se demandent pourquoi rien n’a été fait alors que d’autres disent que beaucoup de choses ont été faites (élargissement du collecteur et bassin d’orage, p ex.) et que d’autres encore se demandent si c’était suffisant.
Sur le plan des institutions quelque chose semble être dit sur le manque de cohérence de l’action publique qui se trouve séparée en silos et lasagnes de responsabilités entre commune, intercommunale et région - il y a en effet de quoi s’y perdre ! On notera que tous les partis s’accordent sur la nécessité de renforcer le diagnostic, par exemple, en soutenant une “task force des opérateurs de l’eau”, en favorisant un dialogue “entre les administrations compétentes”. Ce qui est un minimum.
Cependant, ce qu’on peut reprocher à ce dispositif d’interpellation est le fait qu’il n’y ait pas de débat, car si l’ensemble des approches reconnaissent la problématique et son importance, ne se dégage pas aisément une vision commune et le diagnostic semble s’ouvrir à une diversité d’approches (de l’aérateur de cave à l’ouverture d’un cours d’eau dans la rue Gray en passant par l’utilisation les petites sources, etc.) sans grande cohérence, à ce stade..
Un collège qui prône un diagnostic participatif
Madame Lhoest, échevine, fera une réponse au nom du Collège communal en se félicitant de ce qu’elle perçoit être la “main tendue” et d’une « approche constructive ». Sous entend-elle que l’action aurait pu être plus dure ? Elle fera allusion à la complexité du problème, au fait que les causes des inondations sont parfois difficiles à démêler tout en rappelant l’imperméabilisation de plus en plus importante des sols qui n’infiltrent plus. “Il y a nécessité de traiter autrement les eaux de ruissellement : toitures vertes, déminéralisation des cours d’école et plus largement augmentation des zones perméables”… lesquelles font l’objet de fiches actions dans le cadre du plan climat communal.
Madame Lhoest se réfère au travail mené par les EGEB à cet égard dans le cadre du Plan climat. C’est aussi le type d’action qui fera l’objet de la Chronique #3 - Réduire les inondations en ouvrant un imaginaire paysager intégrant l’eau de pluie par la cartographie collaborative (en espérant que se fera le lien avec l’action publique).
Madame Lhoest rappellera tout de même les actions structurelles passées tel que, outre le bassin d’orage dans les années 2000, la rénovation dans les années 90 du collecteur. Elle reconnaîtra le problème que connaissent les logements communaux dont nombreux sont vides pour les raisons d’humidité ou d’inondation, “malgré la pose de clapets anti-retour et de mesures visant une meilleure aération des cave”.
Selon elle, il faudrait une étude technique ambitieuse relative aux réseaux d’égout,
une étude participative sur les différents types d’inondations, il faudrait rechercher avec les habitant-es des solutions co-créatives, en attente des propositions de la part de Fairville ;
un renforcement des actions de sensibilisation (qui se font déjà régulièrement) - « on ne rejette pas n’importe quoi dans les égouts », par exemple ;
une intensification des actions de débétonisation sur les pentes de la vallée, des interventions visant le tamponnage, le ralentissement des ruissellements, dans les rues qui descendent vers la rue Gray – évoque une étude Hydroforma (?)
Un accueil critique de la part des habitant·e·s, la confiance nécessite des actes
Au total, s’il y a un accueil positif de l’interpellation perçue par les politiques, par contre, on perçoit plus difficilement cette notion de construire en commun quelque chose. La notion de diagnostic semble rester un “objet d’étude” externe à celles et ceux qui seraient les premières et les premiers concerné·e·s, même si la notion de participation apparaît. Nous évoquons à cet égard un droit à la co-production (voir la fin de la chronique #3). Mais qu’à cela ne tienne, une rencontre entre habitant·e·s et commune est annoncée et sera organisée dans les temps à venir. Peut-être y verra-t-on plus clair ?
Du côté des habitant·e·s, la réaction suite à l’interpellation communale, si l’on en croit la réunion de débriefing du 24 avril, est mitigée. Les réactions avec des questionnements divers et un sentiment général que les choses n’avancent pas, que les politiques font des promesses “comme d’habitude, pourquoi cela changera-t-il cette fois-ci ?” indiquant que ce désintérêt est aussi lié au fait “qu’ils ne savent pas ce que c’est de vivre là-dedans” comme le constate cette habitante qui insiste, "tous mes voisins sont partis à cause de l’humidité. Les meubles sont détruits etc." ».
La critique majeure, cependant, se construit autour de ce qui semble connu depuis longtemps “l’inertie de la commune alors qu’il y a urgence" comme le dira l’une auquel répondra une autre "je ne comprends pas qu’ils disent qu’ils n’ont pas les moyens pour trouver des solutions. Ils disent toujours « oui oui oui », mais il n’y a jamais de suites." Un troisième de poursuivre, “comme si ce n’était jamais pris très au sérieux”, car en fait dira une quatrième personne, la rue Gray “souffre d’une mauvaise considération" et d’un manque d’intérêt. " Il y aurait dû y avoir toute une série d’études pour les nouvelles constructions dans le quartier. Mais cela ne se fait pas" énonce une cinquième personne. Et un doute s’instille toutefois en s’appuyant sur une donnée objective “vu le calendrier des élections, ne va-t-on pas se retrouver dans une situation où on nous fait une fois encore des promesses démagogiques mais où rien n’est fait ? ». La méfiance par rapport à la commune reste de mise et il faudra d’autres signaux, d’autres actions surtout pour qu’une confiance s’instaure.
La colère, c’est mieux que le sentiment d’abandon et le rapport d’existence est encore en attente patiente
Mais tout le monde reconnaîtra aussi que par rapport au collectif lui-même c’est comme s’il y avait une nouvelle étape qui s’était engagée avec l’exercice de l’interpellation, l’un des habitants rappelant que lors de la dernière réunion où les habitant·e·s semblaient majoritairement résigné·e·s “on voit, aujourd’hui, que nous sommes surtout en colère, ce qui est en soi est une évolution”.
Comme si cela voulait dire qu’il y a un retour vers une attente possible, telle une porte qui s’entrouvrirait : “tout le conseil est d’accord avec nous, il n’y a pas eu de débat. Et le Bourgmestre nous a suivi dans la rue pour nous parler, puis un échevin est venu nous voir… ». Enfin, et c’est sans doute le plus important, il y a aussi au sein du collectif une “considération du conséquent travail que nous (les habitant·e·s) avons effectué et une sorte de fierté du résultat qui est avancé par cette interpellation même”. L’interpellation crée ce que l’on pourrait appeler un “rapport d’existence” sans que cela ne passe par le conflit ou le rapport de force. En tout cas, c’est l’espoir que cela suscite : enfin exister en tant que collectif et problématique à prendre en considération !
Bien sûr, c’est loin d’être fini. La patience, toujours la patience ! Lorsqu’en juin 2024, les habitant·e·s n’ont toujours pas reçu de rendez-vous pour une suite, ils envoient un courrier de rappel de la promesse de rencontre. La patience, la patience… et la ténacité (pour reprendre le terme d’une échevine) ! Il ne s’agit pas de ne rien faire, d’être en attente, mais aussi d’être pro-acteurs/actrices, comme avec l’envoi de cette nouvelle lettre proposée par les habitant·e·s qui sera assortie d’une Annexe avec un complément de questions. La réponse communale se fera encore attendre, mais une date de rencontre est enfin proposée : le 9 septembre 2024.
Cela va donner du temps aux habitant·e·s, non pas pour le donner au temps, mais pour se préparer pour une nouvelle rencontre habitant·e·s/DFE qui aura lieu le 28 août 2024. Une quinzaine de personnes se retrouve pour établir un plan d’action en lien avec l’interpellation communale, mais pas seulement. Il apparaît qu’il faut pouvoir définir des actions horizontales - inter-citoyennes/société civile - autant que des actions avec les pouvoirs publics que nous qualifierons de verticales. Tout cela se résume en un tableau réparti en trois colonnes : les demandes en lien avec l’interpellation communale ; les actions de réseau inter-citoyens et société civile ; les dispositifs existants.
Une présence politique mais pas de promesse dans une période pré-électorale
Cette double dynamique (la verticale à l’épreuve de l’horizontale et vice versa) initiée avec l’interpellation communale va donc se poursuivre et se prolonger sur des thèmes identifiés tels que : les informations pratiques importantes ; les actions à mener avant ou après la pluie ; le co-diagnostic hydrologique ; les questions urbanistiques et spatiales ; la santé. Du point de vue horizontal, cela va donner les Groupes de travail divers, que l’on ne va pas développer ici tels que le GT Formulaire et témoignages (voir la chronique #2), le GT Espace et pentes de la rue Gray (chronique #3), le GT Santé (qui ne fait pas encore l’objet d’une chronique), le GT Booklet qui ne se met pas facilement en place, le GT Politique qui produit la présente chronique #4).
Mais revenons aux suites de l’interpellation en tant que telle avec la rencontre habitant·e·s / commune du 9 septembre (dont voici un compte rendu fait par les EGEB). La commune s’est présentée en nombre avec cinq échevins et échevines et plusieurs personnes de l’administration communale. Du temps a été pris par la commune pour répondre en coordonnant les réponses. Cette prise au sérieux est somme toute une première. On peut dire que la partie communale a fait un effort de pédagogie et de compréhension. Passons en revue quelques éléments de réponse qui touchent au “structurel” essentiellement.
Pour différentes questions, la commune renvoie directement au fait que la présente équipe ne peut s’engager vu que les élections ont lieu dans un mois. Par exemple, le guichet unique qui devrait répondre aux demandes des habitant·e·s sans que ces derniers ne soient renvoyé·e·s de services publics en services publics comme cela été tellement souvent témoigné… Et cela sera vrai pour toutes questions de long terme, comme les études hydrologiques qui tardent à venir ou les études sur le Plan Particulier d’Affectation du Sol. Il est vrai que pour ces questions la commune n’est pas au front et que par définition elle est tributaire de nombre institutions régionales, par exemple. Mais une fois encore l’impression est que la participation citoyenne sera faible et que le sens de la co-production ne semble pas s‘y trouver.
Les élections peuvent-elles risquer de stopper ce mécanisme de reconnaissance ? Mais les inondations de 2024 rappellent avec force la problématique
Il est vrai que le timing de l’interpellation n’était peut-être pas idéal, quelques mois avant les élections, et que cela n’a pas permis de mobiliser des interventions concrètes des autorités publiques. Cependant, si pour les habitant·e·s l’interpellation fut une manière de se mobiliser à ce moment-là, alors c’était le bon timing.
Faudra-t-il “demander” à ces habitant·e·s fatigué·e·s - ils le disent - avec peu de moyens, de refaire une interpellation communale ? Espérons que non. Cette fatigue et cette lassitude sont non seulement dues au travail assidu auquel doivent faire face les habitant·e·s sans certitude d’avoir des réponses - cette chronique en est une démonstration -, mais en cet été de 2024, les habitant·e·s ont dû essuyer - pour certains - quatre inondations de suite (voir chronique # 3) . Une horrreur vécue très durement pour certain·e·s, mais peut-être un signal du ciel pour pousser les pouvoirs publics à faire quelque chose et enfin prendre cette situation vraiment au sérieux ? Ce qui a amené les habitant·e·s à écrire une nouvelle fois une lettre au Conseil communal le 2 octobre 2024 afin de rappeler des suites de l’interpellation communale, de l’urgence d’agir et ce dans la continuité des promesses faites. Le sentiment d’abandon étant toujours là.
Les habitant·e·s, dans leur effort avaient prévu l’importance de cette continuité du service public - en partie - en annonçant qu’ils s’adresseraient aux présidents de partis politiques, avant les élections afin de s’exprimer sur leur programme concernant la rue Gray et les inondations. Un certain nombre parmi eux ont répondu.
Se placer du côté des plus vulnérables
Quoi qu’il en soit, les acteurs de DFE ne vont pas abandonner les habitantes et les habitantes de la rue Gray et des environs et assureront une continuité en lien avec le projet Fairville dont l’administration communale qui forme en partie elle aussi une continuité de l’institution publique - on peut l’espérer - est un partenaire associé de recherche.
Il s’agit bien de se placer du côté des plus vulnérables. Mais le suivi fera l’objet des chroniques suivantes : déjà une demande de rencontre a été transmise au nouveau bourgmestre et aux échevin·e·s concerné·e·s et une équipe d’habitantes (exclusivement féminine) formera la délégation qui rencontrera l’équipe communale. A suivre dans le cadre de la Chronique#4 - partie 2, qui sera produite dans les semaines à venir, en Saison 5 - encore un peu de patience cher lecteur.
Dominique Nalpas, (habitant de la vallée du Maelbeek et collaborateur des EGEB)
avec le soutien et la relecture
Loukia Batsi (collaboratrice EGEB), Marc Defays (collaborateur CSSBSE), Virginie Duchemin (collaboratrice Sohab), Marie-Anne Maniet (habitante), Roxana Nan (habitante), Myriam Stoffen (habitante), Michèle Vanden Acker (habitante)
