Co-produire la ville ?

Mardi 9 juin de 19h30 à 21h30

Usquare
L’adresse exacte sera précisée ultérieurement

(Texte provisoire)

La notion de co-production dans les sciences sociales est multiple et peut prendre des accents bien différents d’un pays à un autre d’une expérience à une autre avec un accueil très variable. Par exemple, il y a ce que nous appelons la coproduction d’initiative citoyenne ou dirigée par la communauté (community led coproduction). Mais on compte aussi la coproduction institutionnelle aux contours plus difficiles à définir. 

Mais d’abord pourquoi co-produire ? Est-ce une finalité en soi ? Dans le cadre de la recherche-action Fairville, il s’agit de co-produire pour réduire les inégalités sociales et renforcer la démocratie sur trois sujets : le logement, l’environnement et les risques. 

Dans cette époque où les inégalités ne cessent de croître, des formes de partage des ressources, de savoirs et de pouvoirs semblent nécessaires et multidirectionnels : horizontales entre citoyens, société civile et académiques par exemple ; verticales entre les premiers et les institutions publiques. 

Mais il y a aussi beaucoup de blocages à l’accomplissement de ces formes de coopération tant horizontales que verticales. Certains pensent qu’il faut nécessairement construire des rapports de force pour qu’un rapport de coopération puisse exister, notamment avec les pouvoirs publics. D’autres complètent qu’il faut aussi renforcer l’autonomie des collectifs avant d’autres formes de coproduction. Certains estiment au contraire que toute forme de co-production doit s’aligner aux capacités institutionnelles, car seule l’institution publique a les moyens de la redistribution à la hauteur des enjeux d’inégalités. Les questions sont très nombreuses et le débat est assurément complexe.

La rencontre du 9 juin tentera de faire un point à cet égard sur la base des apprentissages de Fairville et de nombreuses autres expériences. Il reste qu’il y a encore beaucoup à apprendre en la matière et qu’un réseau de dialogue en coproduction régional ou belge pourrait s’avérer utile, en lien certes avec d’autres réseaux d’autres pays et un réseau européen en construction. 

La recension de cette rencontre coproduite avec les EGEB, IEB, le CNRS, l’ULB,l’UCL (?) et avec le soutien de Fairville, fera l’objet d’un article dans le Bruxelles en Mouvement de septembre 2026.

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