Si IEB a gagné la plupart des recours introduits en justice dans le but de faire respecter les procédures légales, c’est bien la preuve que sa critique n’est pas infondée. Il ne s’agit pourtant que d’une petite partie des activités, actions et réflexions de notre fédération. Les associations subsidiées ont-elles le droit d’être critiques face à l’action des pouvoirs politiques ? Telle est la question. Les pouvoirs n’ont-ils vraiment aucun intérêt à ce que les voix critiques des citoyen·nes relayé·es par des associations fédératrices puissent être entendues dans l’espace public ?
Les associations sont-elles devenues au mieux les faire-valoir des ministres et de leurs administrations ? Sont-elles devenues des bureaux d’études qui doivent être financés uniquement sur base de projets spécifiques sélectionnés par le pouvoir politique ? Les associations ont-elles pour vocation d’être au service des politiques ?
Ce n’est pas la vision que s’en fait IEB : pour nous l’action associative se réalise dans le temps long, elle s’appuie sur une réflexion qui s’élabore à partir d’un terrain, un terreau, un territoire dont elle connaît intimement le fonctionnement et les transformations. Cette connaissance, elle la met au service des habitant·es et du politique par une action au quotidien. Une action diversifiée, en réseau avec de nombreux acteurs, au service des collectivités et de la diversité urbaines. C’est cette action, essentielle à la vitalité démocratique de notre Ville-région, que les autorités politiques semblent vouloir défaire en ce moment.
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