Glossaire

Atlas des cours d’eau non navigables ni flottables

D’après le catalogue de la KBR « Ensemble de cartes réalisées [commune par commune] en vue de l’application de la loi du 7 mai 1877 sur le levé de cartes relatives aux cours d’eau non navigables de la province de Brabant. Accompagné de fascicules de procès-verbaux, états indicatifs, tableaux descriptifs ». Un jeu complet est conservé à la KBR. Une nouvelle édition de ces atlas a été établie dans les années 50. Normalement, les Communes ont conservé dans leurs archives un exemplaires des cartes concernant leur territoire. En RBC, depuis 2024, c’est l’Atlas du réseau hydrographique de la Région de Bruxelles-Capitale qui reconnaît une existence administrative, juridique, aux cours d’eau non navigables.

Atlas hydrographique de la Région de Bruxelles-Capitale

Aux termes de l’arrêté du 23 mai 2024, « Cet atlas comprend le classement des cours d’eau non navigables, la désignation des étangs régionaux et de certains fossés au sens de l’ordonnance du 16 mai 2019 relative la gestion et à la protection des cours d’eau non navigables et des étangs. » Remplace l’ancien atlas des cours d’eau non navigables ni flottables et apporte une protection partielle au réseau hydrographique de la région.

Bassin versant

Ensemble de l’espace géographique à l’intérieur duquel les eaux pluviales s’écoulent vers un même exutoire. La limite de cet espace est défini par les points les plus élevés (crêtes) qui déterminent la direction d’écoulement. L’exutoire est généralement un cours d’eau situé en fond de vallée, mais à Bruxelles, où de nombreux ruisseaux ont été enterrés, il est souvent remplacé par un collecteur d’égout.

Biocénose

Composante vivante d’un écosystème, la biocénose est un ensemble structuré de végétaux, d’animaux, de champignons, de micro-organismes en interrelations et occupant un milieu (biotope) défini par son homogénéité écologique déterminée dans le temps et l’espace. La biocénose, le biotope et les interactions entre eux constituent l’écosystème. (D’après https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/) .

Biodiversité
Biorégion
Biotope

Composante non vivante (abiotique) de l’écosystème, le biotope est caractérisé par des facteurs climatiques, géographiques, physiques, morphologiques et géologiques,... en équilibre constant ou cyclique et occupé par des organismes qui vivent en association spécifique (biocénose).

Chemin d’eau
communauté hydrologique

Les CH réunissent autour de questions hydrologiques des habitant·e·s et des acteurs locaux qui mettent en commun et développent leurs expertises, tant en termes de diagnostic des flux hydrologiques que de modélisation, de réalisation et de suivi de solutions aux problèmes d’inondations. Ce terme a été employé dans le projet Brusseau. Elles sont liées à la solidarité de bassin versant.

Cours d’eau classé

Dans l’Atlas des cours d’eau non navigables ni flottables, cours d’eau dont la gestion incombe à l’administration régionale ou à une administration communale. Cf : fiche d’info sur le site de BE

Cours d’eau non classé

Dans l’Atlas des cours d’eau non navigables ni flottables, cours d’eau dont la gestion incombe au(x) propriétaire(s) du terrain délimité ou traversé par le cours d’eau (propriétaire privé ou public). Cf : fiche d’info sur le site de BE

Dalot

Petit aqueduc en maçonnerie pratiqué dans un remblai pour l’écoulement des eaux (Petit Robert). A Bruxelles, désigne en particulier les petits « pertuis » aménages dans les talus de chemin de fer afin d’y permettre le passage de cours d’eau.

Demande commune
Drainage
Eau potable (alimentation/distribution)

Ensemble des équipements, des services et des actions qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs. On considère 5 étapes distinctes dans cette alimentation : prélèvements, captages, traitement pour potabiliser l’eau, adduction (transport et stockage), et distribution au consommateur. (https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/concept/alimentation-en-eau-potable)

Eaux claires

Eaux pluviales et eaux de source, pas ou peu polluées.

Eaux usées

Eaux polluées par l’activité humaine domestique (cuisine, douche, toilettes) ou industrielle.

Ecosystème

Un écosystème est constitué d’une part des êtres vivants (animaux, végétaux, champignons, micro-organismes, autrement dit la biocénose), D’autre part des éléments non vivants et des conditions climatiques et géologiques (le biotope). Ces éléments, et les liens et interactions entre eux constituent une unité fonctionnelle de base en écologie. (D’après : https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/)

Evaporation

Représente la quantité d’eau pluviale transférée vers l’atmosphère, par évaporation (au niveau du sol, des étendues d’eau ou de l’interception par les feuilles des plantes) et par transpiration des plantes (évapotranspiration).

En milieu urbain, sa part dans le bilan hydrologique devient ainsi plus grande pour les espaces végétalisés, dans les zones humides, là ou l’eau est ralentie, tamponnée...

Exutoire

Issue par laquelle un ensemble d’eaux est évacué, s’écoulant le plus souvent par gravité. Dans un bassin versant, il est généralement représenté par un cours d’eau ou un collecteur en fond de vallée.

Fossé

Dans l’Atlas des cours d’eau non navigables ni flottables, sont repris les fossés qui revêtent une importance manifeste pour le réseau hydrographique de par le rôle qu’ils peuvent jouer à savoir pour le développement de la biodiversité et la prévention des risques d’inondation (tamponnage, rétention temporaire).
Ces fossés ne sont pas alimentés en continu par de l’eau et peuvent être provisoirement à sec.

Gestion de l’eau à la source

La gestion de l’eau à la source est une gestion qui s’applique à l’endroit où l’eau de pluie tombe et où l’eau de source sort du sol avant de ruisseler vers l’aval. Elle se fonde sur des principes simples à comprendre dans la perspective de limiter au maximum les ruissellements : l’infiltration, l’évapotranspiration, la rétention (tamponnage ou stockage) et le ralentissement. Cette forme de gestion s’oppose à la gestion de l’eau centralisée ou dite "end of the pipe" qui utilise le système tuyautaire. Cependant, ces deux approches peuvent être complémentaires.

Gestion intégrée de l’eau de pluie
Hydraulique

Science appliquée ayant pour objet d’étude la caractérisation empirique des liquides et des fluides.

Hydrographie

Terme désignant l’étude et la description des étendues et des cours d’eau, aussi bien en surface que dans le sous-sol. Pour une région donnée, ce réseau s’organise en différents bassins versants (ou hydrographiques).

Hydrologie

Science se référant au cycle de l’eau sur Terre, c’est-à-dire aux échanges et aux flux entre l’atmosphère, la surface terrestre et son sous-sol.

Infiltration

Représente la quantité d’eau pluviale qui percole par gravité dans un sol, naturel ou non. La capacité d’infiltration d’un sol, ou perméabilité, dépend de sa nature (porosité, composition) et de sa teneur originelle en eau. Ainsi, une surface bitumée sera qualifiée d’imperméable (infiltration faible) tandis qu’un sol sableux sera qualifié de très perméable (infiltration importante).

Inondation

À Bruxelles, où les sols ont été intensément imperméabilisés et où les eaux pluviales sont rejetées avec les eaux usées dans les canalisations souterraines, les inondations sont essentiellement liées aux débordements des égouts sous l’effet de l’afflux rapide d’une importante quantité d’eau de ruissellement.

Interfluve

Relief qui sépare deux vallées (Petit Robert) - L’espace compris entre deux talwegs - Glossaire Eau et Biodiversité (Fr)

Jardin d’orage

idem jardin de pluie

Jardin de pluie

Un jardin de pluie ou d’orage consiste en un espace excavé, un creux plus ou moins profond, couvert de gazon ou d’une végétation plus variée. En cas de grosses pluies, l’eau peut s’y accumuler, y être stockée un certain temps, le temps de s’infiltrer dans le sol ou s’écouler à un débit régulé. Les jardins d’orage soutiennent la biodiversité, sont une source de plaisir visuel et sensoriel, favorisent le jeu et le bien-être et améliorent le microclimat local.

Ligne de partage des eaux

Dite aussi « ligne de faîte » ou « ligne de partage des eaux », Ligne séparant deux bassins versants adjacents ou Ligne de part et d’autre de laquelle les eaux s’écoulent vers l’un ou l’autre de deux bassins versants juxtaposés.(https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/concept/ligne-de-partage-des-eaux)

Lit majeur

Lit maximum d’un cours d’eau, dans lequel l’écoulement ne s’effectue que temporairement lors du débordement des eaux hors du lit mineur en période de très hautes eaux. Ses limites externes sont déterminées par la plus grande crue historique. Le lit majeur du cours d’eau permet le stockage des eaux de crues débordantes. Correspond à la plaine alluviale. En RBC, les anciens lits majeurs des cours d’eau sont en général très densément urbanisés. D’après https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/ et Bruxelles Environnement.

Lit mineur

Partie du lit comprise entre des berges franches ou bien marquées dans laquelle l’intégralité de l’écoulement s’effectue la quasi totalité du temps en dehors des périodes de très hautes eaux et de crues débordantes. D’après https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/

Maillage bleu

Projet de (re)création et de (re)valorisation d’un réseau hydrographique de surface en Région de Bruxelles-Capitale mené par Bruxelles Environnement.

Maillage pluie

Maillage pluie est un terme utilisé par les acteurs publics (Bruxelles Environnement, Vivaqua, etc.) pour désigner un réseau de dispositifs de gestion alternative des eaux pluviales en zone urbaine. Dispositifs paysagers tels que des noues ou des jardins de pluie complétés par des dispositifs techniques (souterrains) tels que structures alvéolaires, revêtements infiltrants ou drains. Le maillage pluie constitue en quelque sorte un réseau séparatif et, sur le plan des objectifs et des techniques, il est assez proche des Nouvelles rivières urbaines.

Map-it

Map-it [cartographiez-le] est une méthode à la fois ludique et rigoureuse de cartographie collaborative pour aider à réfléchir posément et à dialoguer sur des questions urbanistiques.
À la suite de promenades exploratoires, les ateliers Map-it proposent aux participants d’inscrire sur un fond de plan parcellaire et à l’aide d’une série d’icônes autocollantes les constats, les problèmes et les opportunités liés à la présence de l’eau dans les quartiers explorés. Pour en savoir plus.

Nappe alluviale

Volume d’eau souterraine contenue dans des terrains alluviaux, en général libre et souvent en relation avec un cours d’eau. A Bruxelles, il s’agit pour l’essentiel des eaux contenues dans la plaine alluviale de la Senne, à très faible profondeur et jadis en relation avec la Senne. Ce volume d’eau est à distinguer des nappes phréatiques contenues dans les sables du bruxellien ou de la formation de Tielt. D’après https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/ et Bruxelles Environnement.

Nappe phréatique

Masse d’eau que l’on rencontre à faible profondeur. Contenue dans des roches perméables (à Bruxelles des sables), l’eau des nappes phréatiques est « libre », elle « ressort » naturellement (sources) ou par exploitation (drainage, pompage,...). L’aquifère est le contenant (la roche où circule l’eau) et la nappe phréatique le contenu (l’eau qui circule dans la roche). D’après https://glossaire.eauetbiodiversite.fr/ et Bruxelles Environnement.

Noue

Fossé peu profond, souvent végétalisé, permettant de stocker d’infiltrer les eaux pluviales et/ou de ralentir leur écoulement.

Nouvelles rivières urbaines

Les Nouvelles rivières urbaines (NRU) sont des ensembles de dispositifs et d’aménagements hydrologiques et paysagers de solutions basées sur la nature ou de basse intensité technologique (citernes, mares, jardins de pluie et d’orage, puits d’infiltration, ronds-points ou pieds d’arbres inondables, etc)... Connectés les uns aux autres, ces éléments répondent aux principes simples d’une gestion écologique de l’eau.
Longtemps, les EGEB ont promu ce concept, avant de le délaisser un peu, pour différentes raisons. `Voir aussi Nouvelles rivières urbaines

Pertuis

À Bruxelles, un pertuis désigne une canalisation souterraine destiné à recevoir des eaux claires, plus souvent spécifiquement celles d’un cours d’eau. Celui-ci peut alors être décrit comme voûté.

Point d’origine

Dans l’Atlas des cours d’eau non navigables ni flottables, sont repris les points d’origine du cours d’eau, soit sa source soit, pour les cours d’eau transfrontaliers (formant la limite régional entre la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale), le point d’entrée dans la Région au niveau de la frontière régionale.

Réseau séparatif

Réseau hydraulique ou hydrologique composé de deux systèmes d’écoulement des eaux clairement distincts.
 D’un côté, le réseau d’eau de pluie pouvant être constitué de tuyaux souterrains ou d’un ensemble de dispositifs techniques visibles en surface tels que les Chemins d’eau ou autres dispositifs de gestion de l’eau à la source. De l’autre, le réseau d’eaux usées domestiques et industrielles est quasiment entièrement tuyautaire, en sous-sol à Bruxelles et fait partie du réseau d’assainissement, les eaux usées étant envoyées à la station d’épuration.

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Réseau unitaire

Réseau d’égout qui reprend indistinctement les eaux de pluie et les eaux usées. C’est le système en place à Bruxelles. Il pose de nombreux inconvénients tels que : l’augmentation des risques d’inondation en aval ; l’épuration des eaux de pluie mélangées aux eaux sales – ce qui est inutile, peu efficace et onéreux ; ou encore la pollution des rivières du fait des déversoirs d’orage. L’eau de pluie dans un tel système est considérée comme un élément jetable et non pas comme une ressource.

Rivière paysagère
Solidarité de bassin versant

Il y a Solidarité de bassin versant lorsque les habitants du haut – de l’amont d’un bassin versant, se soucient des habitants du bas – de l’aval, plus exposés aux risques d’inondations, et qu’ils élaborent ensemble une réflexion et des réponses communes à ces problèmes. Cette solidarité s’exprime notamment à travers l’élaboration collective d’aménagements permettant une prise en charge à la source des eaux pluviales.

Solutions fondées sur la nature
Thalweg

Chemin de vallée ou ligne qui relie les points les plus bas d’une vallée.