Quelques mots choisis de la lettre
"Si elle était adoptée, la proposition actuelle entraînerait une forte régression du niveau de protection des citoyens européens et de l’environnement contre les effets nocifs des pesticides. Aussi, nous vous demandons de bien vouloir soutenir, si possible avec vos collègues de groupe politique, l’envoi d’une lettre à la Commission européenne, indiquant que vous vous opposez à la proposition actuelle et demandez une correction avant sa publication.
Selon une estimation, l’adoption d’une telle proposition aurait empêché l’identification et l’interdiction de plus de 25 substances actives nocives, telles que 10 pesticides perturbateurs endocriniens, 6 pesticides classés comme « toxiques pour la reproduction de catégorie 1B » et des substances ayant des effets inacceptables sur l’environnement.
Les communautés rurales sont particulièrement exposées à ces substances toxiques, en premier lieu les agriculteurs et leurs familles. L’impact d’une exposition chronique aux pesticides sur le développement de maladies telles que la maladie de Parkinson, la leucémie pédiatrique, les cancers du cerveau ainsi que les déficits cognitifs chez les enfants des zones rurales est scientifiquement bien établi. Dans le même temps, la biodiversité continue de s’effondrer, à mesure que les pollinisateurs, les insectes utiles et les populations d’oiseaux déclinent. Les preuves scientifiques vont toutes dans le même sens : notre système actuel de réglementation des pesticides n’est pas suffisamment protecteur. "
Commentaires des EGEB
Cette question des pesticides ne touche pas seulement les zones rurales. Nous savons que nombre de nos rivières périphériques à Bruxelles sont aussi contaminées par les pesticides. Mais surtout, nous n’en sommes qu’au début de ce questionnement. Ce n’est pas nous qui le disons, mais ont peut lire dans les questions importantes du pré-projet de PGE de Bruxelles environnement que la première de ces questions importantes est celle-ci :
COMMENT APPORTER UNE RÉPONSE CIBLÉE À LA PROBLÉMATIQUE DES SUBSTANCES ÉMERGENTES ET PRÉOCCUPANTES POUR L’ENVIRONNEMENT AQUATIQUE ET LA SANTÉ HUMAINE, À COMMENCER PAR LES PFAS, AFIN DE GARANTIR LA BONNE QUALITÉ DES EAUX DE SURFACE, DES EAUX SOUTERRAINES ET DE L’EAU POTABLE ?"
Et cela est assorti de cette deuxième et troisième question question :
COMMENT ASSURER L’EFFICIENCE DU SECTEUR DE L’EAU ET LE PÉRENNISER AU TRAVERS D’UN FINANCEMENT ADÉQUAT ?
COMMENT GARANTIR LA SÉCURITÉ D’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE DE LA RÉGION DE BRUXELLES- CAPITALE SUR LE LONG TERME ?
Comment, aurions-nous envie de dire, ne pas faire le lien entre toutes ces questions qui nous sont posées ? Il est clair que si l’on n’agit pas en amont, à la source, nous aurons à devoir financer des dispositifs de plus en plus onéreux, voire impayables dans l’avenir, soit pour assainir nos rejets d’eaux usées, soit pour potabiliser notre eau domestique. Nous risquons d’être débordés de toute part.
C’est pourquoi nous avons décidé de nous associer à ce dossier des pesticides - ce n’est qu’un début -, mais aussi, il nous faudra aborder toutes ces substances contemporaines que les laboratoires ne cessent de sortir de leur chapeau... Les PFAS ces polluants éternels, ce n’est pas nouveau, mais sa découverte comme problème est assez récente. Imaginez ce qui peut encore sortir de l’imagination des laboratoires que nous ne découvrirons que dans les années à venir !
Pour en savoir un peu plus sur la fin de l’âge des pesticides, lire en anglais End the toxic pesticide Age
Vous pouvez lire notre positionnement par rapport au pré-projet de PGE.