Vers un Parlement des choses de l’eau et du paysage - Forest Nord ?

La question des inondations est loin d’être la seule où des chercheurs, des activistes, des citoyenn·se·s et des institutions se retrouvent impliqués dans des situations hybrides faites d’imbroglios nouant ensemble des humains et des non humains : le gaz à effet de serre, les OGM, la maladie de la vache folle, les baleines en voie d’extinction, l’effondrement de la biodiversité et même la COVID et tant d’autres choses encore.

Comment faire face à de telles questions écologiques ? En instaurant des collectifs eux-même hybrides afin d’élaborer une nouvelle procédure de résolution de ce type d’affaires échevelées qui soit civile et légitime ; c’est-à-dire en s’assurant que toutes les parties intéressées et concernées - tous les porteurs de parole - ont bien été entendues et qu’ensemble elles ont participé à la compréhension des situations dans lesquelles elles participent et puissent participer à la prise de décision. Tel est le Parlement des choses que propose le philosophe et anthropologue - aujourd’hui disparu - Bruno Latour.

Cette notion générique de Parlement des choses est à expérimenter et nous pensons que les situations que l’on peut construire avec ces objets chevelus que sont l’eau, le sol, les bassins versants et le paysage urbain, pourraient être propices à cela. Parmi les différents bassins versants dans lesquels nous agissons avec les EGEB, celui de Forest Nord nous apparaît comme très pertinent.

L’ensemble de cette rubrique va traiter de cette expérimentation à voir comme une enquête de long terme que nous tenterons de produire collectivement, patiemment, dans pourtant dans l’urgence de notre époque, mais aussi avec un certain goût pour la recherche de ce qui relie et le sens de la ligne de fuite face aux situations trop étriquées ou encloses, pour un imaginaire des lendemains que l’on se doit de réenchanter, mais sans illusions ni certitudes, sans leçons à donner, juste tenter. Cette enquête dès lors va s’enraciner dans la société civile agissante et avec l’appui de scientifiques. Il ne s’agit pas d’écarter les pouvoirs publics, comment le pourrait-on ? Il s’agit de faire de sorte que la puissance publique, elle, n’écarte pas des porte-paroles pourtant essentiels.

Articles de cette rubrique

  • Les prémisses du Parlement des choses du versant de Forest Nord

    Petit rappel historique et enjeux actuels

    TEXTE ENCORE EN CHANTIER
    Cela fait quelques mois maintenant que nous tentons une approche plus concrète de cette notion que l’on appelle Parlement des choses. En décembre 2022, lors de l’ anniversaire des 20 - 10 - 5 ans de l’entrée de l’eau en politique, nous avions déjà proposé une Promenade des (...)

  • Parlement des choses de l’eau et du paysage ou de bassin versant

    Editorial - Apprendre l’écologie politique et ses pratiques

    Mais que veut bien vouloir dire Parlement des choses ? Que se cache-t-il sous ce jargon dont le caractère obscure pourrait confiner au prétentieux si on ne lui trouvait une portée politique et poétique à la fois, si on n’y décelait pas l’intention pragmatique d’un programme d’action ou si l’on n’y (...)

Type: rubrique
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