La Balade des Heurs et Malheurs de Tenreuken Recension de la balade

Les Journées de l’eau sont un moment particulier dans l’année qui peut nous aider à rendre visible où à communiquer sur des questions et projets liés aux problématiques sur lesquelles nous travaillons. Nous ne pouvions pas laisser passer cette occasion pour avancer dans notre enquête. C’est ainsi que nous avons invité avec les Amis de la Forêt de Soigne et L’AQABEF les Bruxellois-es à participer à la Balade des Heurs et Malheurs de Tenreuken le 26 mars 2022

Léa de Guiran des EGEB explique la manière dont les choses vont se passer. Nous en avons pour deux heures de promenade qui sera interrompue par des interventions courtes et synthétiques sur divers aspects liés à ce que vivent cet étang et son biotope…

Marc Aerts, représentant d’HYDRIA, société en charge de la gestion des eaux usées en RBC, vient nous présenter le projet de bassin d’orage dont il est porteur : une solution technique selon lui nécessaire pour répondre aux problèmes d’inondations du fond de la vallée. Mais pouvant être complétée par des dispositifs de rétention de l’eau de pluie en surface et en amont des inondations, permettant de désengorger le réseau d’égouttage dans un contexte d’intensification des précipitations liée au changement climatique.

Le propos est nuancé par Dimitri Crespin, hydrologue à la VUB et membre de Brusseau : Pourrait-on grâce à ces dispositifs, diminuer le volume d’eau envoyer vers les égouts, et ce suffisamment que pour stopper les inondations en aval et éviter la construction d’un bassin d’orage ? Cela reste à évaluer ! mais c’est la réflexion portée par Brusseau, s’inscrivant dans une logique de bassin versant solidaire forte

Amandine Tiberghien, membre de l’asbl de protection de la nature Natagora, nous fait part du rôle important de l’étang Tenreuken dans la reproduction et préservation des batraciens présents dans les alentours, en lisière de forêt de Soigne. Des opérations de sauvetages sont menées en nombre dans la zone pour aider les batraciens à braver les obstacles les menant à leurs lieux de reproduction.

Mary Jane Caudron et Karin Stevens, habitantes et militantes aux Amis de la Forêt de Soignes et pou à l’AQABEF, rendent également compte de la grande variété d’oiseaux qui habitent les lieux, y font escale sur leurs chemins migratoires et s’y reproduisent. Mais elles rapportent que ces habitats peuvent être mis en péril par de nombreux projets de constructions dans les alentours. Projets synonymes d’imperméabilisation des sols, dans une zone que l’on sait pourtant inondable…

Jephan De Schutter, géographe stagiaire aux EGEB, rapporte les quelques rencontres qu’il a pu faire avec des habitant-es des rues avoisinantes de personnes qui vivent douloureusement les inondations.

Dominique Nalpas rappelle que tout cela s’inscrit dans une logique de bassin versant solidaire et de communautés de savoirs à créer tant pour réduire les inondations ou contrer les effets du réchauffement climatique que dans une perspective d’amélioration de la qualité de l’eau et du biotope.

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La balade se termine par une invitation à participer au Map-it du 24 avril et à rejoindre la communauté hydrologique de la vallée de la Woluwe (Watermael-Boitsfort - Auderghem).

Écoutez la Balade des Heurs et Malheurs sur Cherryradio1170, enregistrée et montée par Anne Versailles (vidéographe et artiste sonore de la commune).

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