Cette exploration de l’espace par la marche sera ponctuée par la parole et le témoignage d’acteurs concernés par la situation. Revivons ensemble quelques moments de cette marche grâce aux traces filmées par Loukia Batsi, collègue des EGEB. Merci à elle ! [1]
Après une courte introduction de la Marche par Dominique Nalpas , le groupe de marcheurs fait différents arrêts dans des espaces sécurisés et protégés du trafic et du bruit.
Petite rue Malibran
Virginie Duchemin (Sohab) fait un état des lieux des logements du fait des inondations et parle parmi d’autres choses des astuces pour tenter de remédier à ces inondations. Elle évoque les rez-de-chaussées vides de logements, tant privés que publics.
Rue Gray
On marche dans la rue et on observe certains des rez-de-chaussées vides. Les petites maisons qui sont celles dont on parle dans les vidéos suivantes comme étant celles qui soutiennent les maisons bourgeoises du haut de la colline. Voir aussi à cet égard la Curieuse Balade du Maelbeek.
Escalier Gray-Couronne
Armine Tovsmayan (Fédération des services sociaux) parle de la difficulté des habitant·e·s, tant des locataires que des propriétéaires, à vivre dans des maisons humides. Virginie et Michel Bastin (EGEB) abordent des questions de santé, des moisissures, mais aussi de quelques aides institutionnelles à cet égard. Armine parlera toutefois du manque de scrupules de certains propriétaires profitant de la faiblesse de certains nouveaux arrivants, etc.
Michel Bastin et le groupe parlent de la question du talus/remblais qui s’appuie sur l’arrière des petites maisons ouvrières et qui donc supportent la maison patricienne plus haut. Est évoqué aussi le coût exhorbitant de leur rénovation pour finir... inhabitables, etc. Explications sur la situation administrativo-juridique du cours d’eau/égout. Peut-on recréer un cours d’eau dans la rue Gray ?
Impasse des Petits moineaux
Lecture par Paul Hermant (Actrices et Acteurs des Temps présents) du texte Il y a dix ans, le 22 mars 2016, Maelbeek n’était pas le nom d’un ruisseau, mais celui d’une station de métro. Créons un lieu où nous pourrions nous approprier collectivement la catastrophe. Voir sur ce thème aussi Après la pluie. Pour une appropriation collective de nos catastrophes dans nos bassins versants solidaires.
Michel parle de la Serre, cet espace de garage dans la rue Gray que l’asbl Communa avait ouvert comme tiers-lieu et de l’importance que ce lieu de sociabilité avait acquis. Tout comme le jardin partagé qui avait été ouvert par Le début des Haricots, qui fut aussi un haut lieu de rencontre. Ces lieux ouverts, mais maintenant fermés, manquent.
Friche Eggevoort
Cindy Thirion (Natagora) parle de l’occupation de la Friche Eggevoort, qui fut aussi autrefois un haut lieu de rencontre et de créativité ouvert par City Mine(d). Elle parle de l’expérimentation de biodiversité par l’aménagement d’une mare. Elle ouvre cette question de la biodiversité au contexte de la rue Gray et de manque d’espace vert dans cette rue, ainsi que de la notion de continuité verte, possible rue Gray ?
Vincent Watthiez (Centre Culturel du Brabant Wallon) nous parle de l’invention de la Marche des vides ainsi que du répertoire et de la cartographie des maisons vides en cours d’élaboration, inspirée en cela par l’action de Natagora.
Paul fermera la Marche par l’ouverture d’une réflexion sur l’occupation des vides et ce en lien avec l’appropriation collective de la catastrophe. Il fait également le lien avec d’autres personnes qui connaissent eux aussi la catastrophe, mais d’une autre manière, les sans papiers, pour indiquer que cette appropriation populaire de la catastrophe est un enjeu ouvert. Donnerons-nous un sens aux vides de notre rue Gray, de notre fond de vallée (et ailleurs) ?











